Conseil d’administration

Gilles Arteau (secretaire)

Gilles Arteau est natif de Sainte-Foy et Matanais depuis 1997. Il fait partie de l’équipe de PHOS Festival photo + art à Matane. Artiste, il porte aussi plusieurs chapeaux : enseignant en philosophie ainsi qu’en cinéma expérimental et trame sonore, poète, écrivain, homme de théâtre, syndicaliste et militant politique. À Québec, il a fondé le centre d’artistes Obscure. Il en a été le président et le coordonnateur pendant 15 ans. Il a sur une période de cinq ans, été mandaté pour travailler au développement du projet Méduse, qui regroupait onze organismes culturels et communautaires de Québec. Il a écrit des pièces de théâtre, notamment pour les Productions Recto-Verso de Matane. Gilles Arteau a aussi été engagé par le Carrefour de la littérature, des arts et de la culture (CLAC) de Mont-Joli afin de faire une analyse du potentiel et du développement de l’organisme et a par la suite été directeur de l’organisme jusqu’en 2005. Il a fondé Bruit TTV, un groupe qui composait des performances à partir de différentes sources sonores. Utilisant son corps et sa voix comme instruments de création, il est aussi un artiste de performance en arts visuels.

 

Claudia Bernal

Claudia Bernal est doctorante en Études et pratiques des arts à l’UQAM. Ses œuvres se situent à la croisée des arts visuels, du théâtre performatif et de la littérature. Bernal a complété une Maîtrise en théâtre à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), un baccalauréat en Arts visuels/création de l’UQÀM, et en Philologie et Langues de l’Université Nationale de Colombie. Dans ses œuvres, les concepts de mouvement, de migration, d’espace, d’identité, sont récurrents. Bernal a présenté son travail collectif et individuel dans plusieurs musées, centres d’artistes et galeries en Argentine, au Canada, à Berlin, en Colombie, à Cuba, en Espagne, au Mexique, au Québec, ainsi que dans l’espace public entre autres à Buenos Aires, Bruxelles, La Havane, Mexico, Montréal, Paris, Prague et Vienne. Ses œuvres font également partie de plusieurs collections, dont celles de la Ville de Montréal, de la Banque Nationale du Canada, de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, du Cirque du Soleil, de Hotello et de la Fondation Memoria. Bernal a été boursière du Fonds de recherche du Québec « Société et culture » (FRQSC), du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de la Fondation de l’UQÀM. Elle vit et travaille à Montréal et Bogotá.

 

Evelyne Bouchard (administratrice)

Evelyne Bouchard vit en Montérégie et travaille là où l’idée doit naître. C’est en 1975 qu’elle vit le jour et a terminé  une maîtrise à Rimouski. Son travail a été présenté au Canada et en Équateur. Pratiquant l’infiltration, la performance et l’art action en cellules hétéroclites d’explorations urbaines, elle se réalise autant par le dessin, l’assemblage d’artéfacts et la photographie. Ses recherches posent un regard sur la malléabilité interhumaine, la charge relationnelle. Elle cherche à figer le sensible d’une rencontre, l’invisibilité éphémère d’un moment, pour y examiner sa contribution quant au potentiel de changement des attitudes. De plus, elle collabore à des groupes de recherche, dont U-Lab du Département de communication sociale et publique de l’UQAM, et prochainement au HEMISPHERIC INSTITUTE OF PERFORMANCE AND POLITICS, à Université Concordia à Montréal.

 

Simon Dumas

En complétant des études en littérature à l’Université Laval à Québec, en 2000, Simon Dumas cofondait Rhizome, un organisme voué à la recherche et à la création en matière d’expression littéraire hors du livre. Il en assure depuis lors la direction artistique. Par le biais de travail effectué au sein de cet OBNL, il a présenté des spectacles interdisciplinaires de poésie dans des festivals d’arts numériques en Europe tels qu’Atomes au festival Les Transnumériques (Bruxelles, 2008), Para quedar/pour rester humain au festival Bains numériques (Paris, 2010) et Les duos transatlantiques, coproduits par Transcultures, au festival City Sonic (Mons, 2013). Pour La chute du piano — présenté à Québec en toutes lettres, à l’Escale du livre (Bordeaux) et au Mois Multi —, une coproduction de Rhizome et d’éclats (Bordeaux), il a coécrit le texte, cosigné la mise en scène et conçu le dispositif vidéo interactif de la scénographie. En plus des productions qu’il a pilotées pour le compte de Rhizome, Simon Dumas a mené à bien des projets personnels : quatre spectacles dont Fade out, une installation, Chœur(s), et un court métrage, Projections, qui fut présenté au Rendez-vous du cinéma québécois (2011) et plus récemment en 2018, Le désert mauve en collaboration avec Nicole Brossard à l’Espace Go à Montréal. Il a de plus fait paraître cinq titres de poésie, Pastels fauves aux éditions du Loup de gouttière (2001), Petites îles de soif aux Écrits des forges (2003), La chute fut lente, interminable puis Terminée aux éditions La Peuplade (2008) — finaliste au prix Alain-Grandbois — ainsi que Mélanie (2013) et Révélations (2016) aux éditions de l’Hexagone.

 

Gaëtan Gosselin (coprésident)

Gaëtan Gosselin est directeur général des Productions Recto-Verso depuis 2008. Artiste actif et gestionnaire engagé depuis une vingtaine d’années dans le développement et le rayonnement des arts actuels, il a assumé d’importantes responsabilités au sein d’organismes culturels d’excellence dont le Conseil des arts et des lettres du Québec. Il a notamment œuvré à la création de la coopérative Méduse à Québec et participé activement à la fondation de la Sodart, société de gestion collective du droit d’auteur en arts visuels. Il a en outre été président du Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV) ; président du Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ) et membre du conseil d’administration de la Conférence canadienne des arts. Gaëtan Gosselin vit et travaille à Québec. Ses travaux artistiques en photographie ont été présentés au Québec, au Canada et à l’étranger. Sa plus récente production était inscrite au programme d’expositions du Centre VU et de la Galerie L’Œil de Poisson.

 

Emily Laliberté

En 2008, Emily Laliberté complétait par une maîtrise, une formation en arts visuels qui s’est partagée entre l’Université Laval et l’École Régionale des Beaux-Arts de Nantes en France. Artiste et militante, elle investit de ses créations à caractère social et politique, tant les sphères propres au milieu de l’art contemporain professionnel que le domaine public et les contextes de présentation alternatifs. En 2012, elle cofonde Les Productions Funambules Médias, un organisme qui a pour mission la production, la diffusion et la formation en cinéma documentaire. Elle est récipiendaire de plusieurs prix et distinctions tant pour la qualité de sa pratique artistique que pour ses implications sociales et communautaires. Son travail fut exposé au Québec, aux États-Unis, en Europe et en Amérique Latine. Elle est depuis février 2018 fondatrice, directrice générale et artistique de Coup d’éclats qui réalise des projets de médiation, de collaboration et de cocréation mettant en relation des artistes professionnelles et des populations vivant différentes formes de marginalisation sociale. À partir d’« éclats » de vie, de fragments de parcours partagés, nous créons des « coups d’éclat » créatifs et médiatiques dans le but de provoquer une véritable transformation sociale par et pour nos participant.e.s.

 

Catherine Lalonde-Massecar (coprésidente)

Catherine Lalonde Massecar œuvre dans le domaine des arts interdisciplinaires depuis une quinzaine d’années à titre d’artiste-chercheuse et d’idéatrice/instigatrice de nombreux projets in situ et in socius. Elle s’intéresse particulièrement aux rapports intimistes entre l’œuvre et le spectateur, ainsi qu’aux possibilités relationnelles. Ses projets d’art vivant ont pris la forme de nano-performances, de parcours, d’occupation longue durée du territoire, de manoeuvres et d’art infiltrant. Elle a travaillé avec le collectif Farine orpheline cherche ailleurs meilleur avant de fonder le Péristyle Nomade en 2006, organisme voué à la recherche et à la création en nouvelles pratiques artistiques. Avec Érick d’Orion (DuoMassecar • d’Orion), elle développe, depuis 2015, des projets combinant des approches en création sonore, des pratiques en contexte réel, et de la dramaturgie clandestine. Elle détient une maîtrise en théâtre à l’Université du Québec à Montréal, dont le sujet est l’infiltration artistique et la fragmentation de la dramaturgie en territoire urbain (2011). À l’automne 2016, elle a entrepris un doctorat en études et pratiques des arts.

 

Émilie Monnet

Au croisement entre le théâtre, la performance et les arts médiatiques, la pratique artistique d’Émilie Monnet s’articule autour des questions d’identité, de mémoire, d’histoire et de transformation. Ses spectacles puisent dans la symbolique des rêves et des mythologies — personnelles et collectives — pour raconter des histoires qui interrogent le monde d’aujourd’hui. En 2011, elle fonde ONISHKA dans le but de créer des spectacles nés de collaborations uniques entre artistes de différentes cultures et disciplines ; puis en 2016, Scène contemporaine autochtone (SCA), une manifestation artistique et critique faisant place à la création autochtone en arts vivants. Une version réduite de SCA était présentée à Buenos Aires en mars 2017 et réunissait des artistes autochtones du Québec et de l’Argentine. De mère anishnaabe et de père français, Émilie vit à Montréal. Son engagement artistique s’inspire de nombreuses années d’activisme auprès d’organisations autochtones (Canada et Amérique Latine), et de sa participation à des projets artistiques avec des femmes judiciarisées et jeunes autochtones.